Accéder au site >
Je soutiens

faire un don en ligne

Se remettre à l'emploi grâce au dispositif 1ères heures

Se remettre à l'emploi grâce au dispositif 1ères heures

Soutenu depuis 2011 par la Ville de Paris, le dispositif 1ères heures permet de proposer à des personnes dormant dans la rue un emploi avec une souplesse adaptée à leurs difficultés. Aucune durée minimum de travail : le salarié peut travailler d’abord 1 heure par semaine, puis évoluer jusqu’à 24h maximum par mois, avec un accompagnement rapproché par les associations.

Le dispositif 1ères heures au Samusocial de Paris

Depuis octobre 2017, le Samusocial de Paris s’est lancé dans l’expérience. Financé pour 10 personnes, 7 personnes ont d’ores et déjà intégré le dispositif : cinq personnes travaillent ou ont travaillé avec les équipes de la logistique et des travaux pour la maintenance des véhicules et la réalisation de petits travaux. Une personne travaille avec le pôle Hébergement Hôtelier pour la préparation de colis de première nécessité à destination des familes à l'hôtel. Une personne s’occupe de tenir un vestiaire dans un centre d’hébergement d’urgence.
Deux personnes ayant participé au dispositif travaillent désormais dans un chantier d’insertion.

 

« Ces emplois permettent aux personnes de sortir du centre d'hébegrement, indique Vincent Delanoë, encadrant technique pour le dispositif au Samusocial de Paris. Souvent celles-ci s’ennuient dansd les centres. L'emploi leur permet de retrouver une dynamique. Pour certaines, cela permet aussi de débloquer des aides, RSA et couverture sociale. En parallèle, certaines de ces personnes suivent une formation en français, indispensable dans leurs cas pour devenir autonome et accéder à l’emploi. Tout se fait en lien avec les conseillères sociales, ce qui permet un véritable accompagnement global. Nous construisons ensemble leur projet professionnel, et un parcours adapté aux besoins de chaque personne. » 

Interview : Florence

Florence est hébergée au centre d’hébergement Romain Rolland depuis septembre, dans une chambre seule. Depuis 2 semaines, elle travaille dans le cadre du DPH au siège du Samusocial de Paris. 

 

En quoi consiste votre travail ?
Je fais trois heures par semaine pour le moment. Là j’ai préparé des trousses de toilettes que les enfants hébergés en hôtel vont pouvoir offrir pour la fête des mères. C’est ma première expérience de travail, avant je ne savais pas quoi faire, mais là ce qu’on m’a proposé m’a motivé tout de suite.

 

Qu’est-ce qui vous motive ?
Ce qui me plaît, c’est le sentiment d’aider les autres.

 

Avez-vous déjà été inscrite à Pôle Emploi ?
Oui mais j’ai été rapidement radiée, j’ai raté des rendez-vous.

 

Le dispositif premières heures vous convient-il mieux ?
Oui. Pour une première expérience de travail, je préfère être passée par ce dispositif. Je manque beaucoup de confiance en moi, j’ai très peur du regard des autres.

 

Depuis combien de temps êtes-vous en galère ?
Depuis mars 2016. Je dormais dans les stations de métro et RER, et la journée j’allais à l’accueil de jour de Charenton. J’étais au chaud, donc je ne cherchais pas à en faire plus.

 

Vous touchiez le RSA ?
Non, je faisais avec la manche. Là je vais avoir la fierté d’aller toucher mon argent. Ce sera ma première paie.

 

Qu’aimeriez-vous faire professionnellement, par la suite ?
J’aimerais pouvoir travailler dans le social. Un travailleur social du Busasbri m’a parlé de contrat d’insertion professionnel travailleur pair, c’est ça que j’aimerais faire

Voir aussi: 

Mobiliser les personnes en grande précarité autour de tâches valorisantes et rémunérées, proposer un cadre souple, adapté aux besoins et capacités des personnes : la pré-insertion par l’emploi n’est pas un dispositif de plus à emboîter sur le gran